Miss Cynik,kiksé?

  • : TOUZAZIMUT
  • TOUZAZIMUT
  • : Divers
  • : Miss Cynik est née sur le blog de Dadarno. J'ai décidé de lui donner un peu plus de corps, d'épaisseur. Miss Cynik a en commun avec Dadarno, un an en enfer, quelques engueulades, une escapade d'une après-midi en bord de mer...
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recommander

Texte libre

destination Guinée

Kansété?

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Vendredi 10 août 2007 5 10 /08 /Août /2007 02:41
Miss Cynik au pays des wafels




bruxwaffels.JPG

Respectez notre magasin. Ne pas manger devant les vitrines S.V.P.
Publié dans : Pensées du jour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /Août /2007 01:26
... de l'administration, des politiques, de l'UNESCO ou que sais-je...

harranvill.JPG

Ce qui frappe d'abord, dans cet est turc, c'est la richesse historique.

Ce qui frappe ensuite, c'est l'abandon de cette richesse.

Partout dans l'est les habitants se plaignent de la désertion des touristes alors qu'il y a tant à voir, monastères, châteaux, habitats étranges, mosquées... Avant il y en avait plus. Il est vrai que nous n'en croisons pas beaucoup. La plus grande concentration que nous ayons vus se trouve à Urfa, mais ce sont des touristes un peu particuliers, ce sont des pèlerins au nombre desquels on trouvent de nombreuses femmes toutes de noir vêtues, voilées. De celles qui font peur aux Occidentaux. Les locaux s'empressent donc de nous rassurer, ces femmes ne sont pas turques, elles sont iraniennes.

Harran se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la ville d'Urfa. A voir le désert qui sépare la seule porte qui ait résisté au temps du village qui porte désormais ce nom, on a peine à se figurer la cité prospère, centre culturel, religieux et commercial, sur la route de la soie quelle fut il y a quelques siècles, au dire de notre ami guide qui nous accompagne. Et pourtant il y a une espèce de tour de l'université islamique dont il ne reste plus que le tiers (paraît-il. Je doute qu'elle ait pu être aussi haute) et de laquelle on observait les étoiles. Des pierres et des briques de même couleur témoignent des bâtiments qu'il y a eu là. Mais nombre d'entre elles auraient pallié la pénurie d'arbres (et ça on a pas de peine à le croire) en pourvoyant à la construction de maisons aux toits coniques "en forme de ruches" (qu'on ne retrouve, paraît-il, que je ne sais pù en Italie) , préservant des rigueurs du climat. Fraîcheur l'été, chaleur l'hiver garanties! Enfin... toutes relatives, bien sûr.

harranuniv2.JPG

Nous visitons une espèce de maison témoin de maison-ruche, à l'entrée du village, et c'est vrai qu'elle a de l'allure, et que la fraîcheur y règne étonnamment à l'intérieur, sans le secours de la climatisation, nous précise notre hôte. Vit-il des quelques boissons vendues aux quelques minibus de touristes qui passent par là? Difficile à imaginer. La seule valorisation du patrimoine, ici, c'est ce havre de paix, où nous sirotons un thé (après nous être jeté sur une bouteille d'eau!), et elle apparemment privée... 

harranlavabo.JPG harranint.JPG

Harran est antique. Elle aurait hébergé Abraham.

Pour plus de précision, je vous renvois à cette page qui présente brièvement l'histoire de la cité :
http://www.guide-martine.com/fra/southeastern4.asp














Toujours est-il que, même s'il ne reste plus grand-chose de sa splendeur, ses restes auraient mérité de ne pas être en pâture aux indélicats et aux ordures... Ce qui reste du château me fascine. Je n'avais encore jamais vu une telle tour, large, avec cette autre tour comme un pivot au centre de celle-ci. A l'intérieur, l'architecture laisse apparaître les traces des occupants successifs aux différentes cultures. Un enfant nous suit dans notre visite, nous sommes les seuls à pénétrer dans les différentes salles de cette ruine. L'enfant voudrait bien nous vendre une de ces espèces de mobile de pois chiches encore verts qui semblent être une décoration locale. Il observe notre visite avec intérêt et quand il comprend qu'on nous donne l'explication d'un trou dans le sol, il nous fait la démonstration que c'est bien un puits en y balançant tout ce qui se trouve à sa portée...

harranchateau.JPG
Publié dans : türkçe biliorsunuz?
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 août 2007 4 02 /08 /Août /2007 19:56
hasankeyft-enfants.JPG
Quelle température fait-il à notre arrivée à Hassakeyf en ce jour de juillet? Moi qui viens d'essuyer à Istanbul la vague de chaleur qui a fait les gros titres de toute la presse européenne pendant quelques jours (cette vague de chaleur qui méconnait étrangement les frontières de l'UE, contrairement aux journalistes, visiblement) , je me sens comme accablée en descendant du bus en provenance de Midyat. Et ici, c'est sec. La chaleur aurait dû y être plus supportable. Je dis à mon compagnon de voyage qu'il doit bien faire 50°. Il se moque gentiment de moi. Mais 20 minutes plus tard, lorsque nous rencontrons notre premier interlocuteur anglophone, il confirme : 50°.

Nous sommes sous le charme d'Hassakeyf. Ses paysages ont une grâce incroyable. Les centaines de pièces taillée dans la roche qui enserre le village sont fascinantes. Au loin des collines nues et usées. On entend parler arabe, kurde, et entre eux souvent un turc aux sonorités particulières aux sons gutturaux comme l'arabe.

Les enfants se baignent dans le Tigre, et ils auraient tort de s'en priver. Moi j'en aurais bien fait autant. Il devait faire près de 50° et ce bout de fleuve est comme un miracle dans les payasages désertiques qu'ils faut traverser pour arriver à Hasankeyf.
Que des petits garçons. Ils se laissent porter par le courant, s'ébattent, et se sèchent ensuite sur la rive sur le sable parsemée de petits cailloux, entre deux gros tuyaux surgis de terre à on ne sait quel usage.
Les petites filles, elles, sont rares dans les rues du village. Voilées, et la peau presque entièrement recouverte, n'appaît que le visage et quelque fois un peu de chair des pieds chaussés de tongs ou de sandales...
Les femmes sont inexistantes. Invisibles.
Pas facile pour les jeunes en âge de chercher compagnie... C'est ce que me confirme un jeune étudiant, futur prof d'histoire-géo. Charmeur, et en même temps effrayé de son audace, il me dit que ça ne fait rien si je reste là.
Publié dans : türkçe biliorsunuz?
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 31 juillet 2007 2 31 /07 /Juil /2007 19:46


Alors c'est toute déboussolée que j'apparaît aujourd'hui à tout ceux qui me revoient après trois mois, un an… Yeux hagards, cernes, air absent… Non, c’est pas la drogue. C’est pas un coup de chaud dans l’est turc non plus.
 



C’est la tournée des ex. Les ex… Bien plus fidèles que les amours en titre, que les futurs, que mon chat, tiens.
 


Dévouement sans limite. Palette de regards de l’admiration à la supplique ! J’y croirais presque !!
 

Entre le dernier qui pleure au téléphone ou sur MSN la femme parfaite que je suis (et ouais !), et celui qui me propose tout simplement son amour, son toit, sa carte gold à condition que je renonce à ma dernière affectation, il y a les autres, qui insistent pour me voir dès le lendemain d’un resto, ou qui ne conçoivent pas meilleure compagne pour le prochain festival rock, qui en plein milieu de vacances sur la côte d’Azur pensent quand même à me demander confirmation et me rappeler pour la quinzième fois leur date de retour de la mer…


Y’a de quoi faire tourner la tête ! Les bras m’en tombent. D’habitude y’a au moins un petit relais. Ben là, c’est tous en même temps, forcément.


Me fais plus trop d’illusion. A presque 30 balais, ma paire de fesses peut sans problème être surpassée par celles  d’un paquet de nymphettes… C’est donc pas ça. Pas les prouesses non plus. Des pouliches élevées au porno ça manque pas non plus. Quant à ma grandeur d’âme, et la finesse de mon esprit…


Y’a quand même un truc qui a fini par attirer mon attention au milieu de leurs galimatias respectifs, et de leurs diatribes passées. Un truc auquel j’avais pas pensé,mais la quasi simultanéité des discours a fait se télescoper les ressorts de leurs amours.


Le rachat.
 


Comme ça fait pas mal de temps que j’ai fini de m’illusionner sur l’amour du prochain, que même la passion la plus débridée a toujours un petit quelque chose de regardage de nombril, j’étais un peu perplexe face à ces retours de flammes non réciproques.

  
Me disais d’abord, doit y avoir le syndrome de « suis moi je te fuis ».  Y’ a pas grand-chose à faire, et faut bien le reconnaître, on est tous des amateurs de frustration en puissance…


Mais des nenettes qu’on peut pas avoir, y’en a quand même un paquet pour chaque mec. Alors je veux bien croire que c’est dans les vieux pots et tout le tralala…


Le rachat, donc. Merde, ces petits salopards, ils supportent pas la potentielle mauvaise image que je peux avoir d’eux. V’la. Ils sont tous là à me supplier, en se rongeant les doigts. « Ah j’aurais jamais dû… Ah comment j’ai pu… Y’a personne d’autre que toi… ».

 



Par Miss Cynik - Publié dans : Je suis nulle en amour
Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 juillet 2007 5 27 /07 /Juil /2007 21:08
hasankeyf2.jpg   hasankeyf3.jpg
hasankeyf5.JPG hasankeyf4.jpg
 
 

Hasankeyf, village sillonné par le ruban du Tigre, percé dans sa roche ocre d'habitats troglodytes, peuplé de Kurdes, d'Arabes, et sûrement de quelques "vrais" Turcs qui cohabitent en bonne intelligence ; Hasankeyf disparaîtra sous 25 mètres d'eau en 2012, sous les eaux du futur plus grand barrage de Turquie.
C'est quelques images comme celles que j'ai prises, et cette info qui ont fait germé le projet d'aller dans l'est.  
8 jours, c'était pas beaucoup. Mieux que rien. Que de rencontres. Que d'images... Une autre Turquie avant de quitter la Turquie. Dans une ambiance de préelection dont l'issue ne fait pas le moindre doute. Surtout, là, dans l'est...
Des drapeaux partout. Dans minibus qui hurlent les slogans et discours...
A Hasankeyf, il y a deux terrasses où on peut siroter du thé gratos jusqu'à pas d'heure. Celle de l'AKP, et celle d'un autre parti, probablement de gauche. Quelques vieillards occupent la deuxième dans la journée, alors que l'autre fait le plein toute la journée, de jeunes surtout. De jeunes hommes. Pas beaucoup de femmes dans les rues d'Hasankeyf, et pas une sur les terrasses des bars à thé.
 
Par Miss Cynik - Publié dans : türkçe biliorsunuz?
Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés