Samedi 27 février 2010
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Un seul être vous parle et tout est surpeuplé.
Par misscynik
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Jeudi 25 février 2010
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16:43
"Ah merde! J'ai oublié les cabas!"
Combien sommes-nous à poussé ce cris de détresse en arrivant, le caddie plein, devant notre hôtesse de caisse blasée et fatiguée? Une seule solution : acheter, pour la énième fois les cabas,
véritables insultes au plus élémentaire sens esthétique, ingénieusement disposés sous le tapis roulant de la susmentinnée hôtesse de caisse blasée...
Des cabas franchement chers, compte tenu de leur qualité et de leur aspect.
Et où sont-ils fabriqués? A quel prix? Dans quelles conditions?
Evidemment il y a l'alibi de "l'échangeable à vie".
Le commerce éthique, c'est avant tout du commerce, qui surfe sur la mauvaise conscience des occidentaux nantis et surconsommateurs. Aaaaaah mea culpa! Je penserai à me flageler ce soir avec un
cabas Auchan ou Leclerc...
Comment osent-ils nous vendre cette bonne conscience à 70€/pièce (et on dit merci! Pas cher la bonne conscience!), tout en imposant aux agriculteurs une production à
moindre coût (donc nécessairement à coup de pesticide et autres destructeurs d'environnement) sans aucun scupule (on imagine les ricannements de certains à voir chialer les mecs déversant le lait
qu'ils ont produit en signe de révolte...)?
Parce qu'on en redemande!
Faire un tour dans les forums est toujours très instructif à cet égard. Les meilleurs "défenseurs de l'environnement par vente de cabas" étant, semble-t-il, nos chères hôtesses de caisse, qui non
contentes de se faire exploiter sous l'oeil bienveillant d'une caméra (celle qui est au-dessus de chaque tapis roulant pourvoyeur de cabas!), défendent becs et ongles la vertu de leur enseigne
outragée par quelques rares clients sceptiques et ayant le culot de le dire. Y a-t-il une formation dispensée pour "donner l'esprit de famille de l'enseigne" leur otant le sens commun?
Les écolos, eux, applaudissent des deux mains. Ils font même de la pub!
« Les hypermarchés
E.Leclerc peuvent être fiers. Premier distributeur à supprimer les sacs jetables de caisse en 1996, l'enseigne propose désormais une nouvelle alternative.
Ainsi, depuis peu, pour 2 € on peut s'offrir un cabas 100 % équitable et 100 % biodégradable. De fait, le sac est en coton brut labellisé Max Havelaar. Cultivé en
Inde et au Mali, celui-ci est ensuite tissé en Inde et imprimé avec une encre sans plomb." , lu sur doukyo.com
"Les hypermarchés
E.Leclerc peuvent être fiers."
C'est bôôôô!!
Je viens de lire le dernier numéro de Sciences Humaines consacré à la soumission, où il est pas mal question de la soumission librement consentie. A
méditer.
Vendredi 29 février 2008
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06:15
5h du mat'
Le muezzin vient d'appeler à la prière. Moins mugissant. Il a fait court. Des fois ça dure une heure.
Les chiens ont pris le relais pour peupler la nuit noire. Une meute sauvage. Hurlements de loups.
Un moustique tournoie au dessus de ma tête. Il cherche un cm2 pas aspergé de Buttix. Ça a l'air de marcher ce truc. Dissuasif. Juste ce soir. Plus d'aérosol. Peux pas durer.
2 heures que je suis de retour. Vol de nuit. Horaires impossibles. Paraît que ça leur coûte moins cher, à l'aéroport. Pas à nous en tous cas.
Pas été trop chiants à la douane. J'ai à peine ouvert mon sac. Passeport de service. Ils se méfient, on dirait. Les mêmes que ceux de l'ambassade. Motif de mon séjour? A moitié endormie,
j'arrive encore à être surprise. Qu'est-ce qu'on peut faire ici, quand on n'est pas d'ici... Gagner du fric. Quoi d'autre, sinon... Visa de deux ans. Pas pour le tourisme. Doit y en avoir 3 par
ans, des touristes. Ceux qui ont suivi le Guide du routard : "C'est encore un coin vierge, préservé de l'electricité jusque dans la capitale. Allez-y! Authenticité garantie! Pas encore
trop de touristes!!". Y'a même pas de Guide du routard pour ce pays, en fait. C'est dire...
5h35
Le muezzin reprend du service. Je comprends rien à leurs horaires…
Juste que c’est vendredi. Alors double dose. Au moins.
Ne mugit plus. C’est plus la voix grave et monocorde. Grattant l’oreille. Atroce.
Là, un chant. Presque comme à Istanbul.
20 ou 30° de moins, de la lumière dans les rues, de la vie, des odeurs, et on s’y croirait presque…
Publié dans : Noire Afrique
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Mardi 1 janvier 2008
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01:43
J'ai reçu un mail. Heureusement, j'étais prévenue.
Nous nous connaissons sans nous être jamais vues. Moi mieux qu'elle, je la connais par lui, je la devine sans lui, quoi de plus angoissant qu'un mystère.
Un mail "pour comprendre". Dans un style théâtral. Posture de martyre. Qui s'avilit encore, en disant qu'elle s'avilit, immolée sur l'autel de la femme trompée, implorant celle par qui le malheur
s'abat sur elle. Trompée avec une jeunesse, vingt ans dans la vue, trente kilos de moins, et le reste...
Me retrouve dans le rôle de la parfaite salope. La voleuse de mari.
Oubliées les années où on se croise sans plus se voir ni se toucher. Oubliées les diputes, les rencoeurs, la séparation "pour motif de travail"...
D'un côté la mère courage, de l'autre la petite pute.
Je me suis dit "mais comment peut-elle faire ça? m'écrire à moi, me tutoyer comme sa fille, sa copine, sa collègue, moi qu'elle n'a jamais vue? me mettre dans son linge sale"
Je me suis demandé si j'aurais pu faire ça, moi. J'ai pensé que non.
Et puis j'ai pensé à un acte, dénué de tout autant de sens, bien similaire. Une autre époque, d'autres acteurs, un autre rôle pour moi. Pour se raccrocher, à lui, qui fuit, à ce qui traine, à ce
qui reste encore accroché à lui, et qu'on essaie de saisir "pour comprendre". Un mail. Idiot. post-rupture. A une de ses ex devenue meilleure amie. La sienne. Parce que moi, elle ne m'aimait pas
beaucoup. C'est même le parfait exemple de la litote. Je voulais la voir, boire un café. Comprendre. Garder un contact peut-être à travers elle.
Parce que bien sûr tout n'est qu'un malentendu. Surtout quand l'autre prend les devants. Quand tout semble brutal. Obliées là aussi les portes qui claquent, les cris, les insomnies avec envie de le
frapper lui qui ose dormir là à 10 cm, les angoisses avant chaque visites, les angoisses pendant chaque séjours, les pleurs... Rien que des malentendus. Il ne VEUT pas comprendre. Il m'abandonne
alors que j'ai tout fait pour lui. Que j'ai été prête à tout lui sacrifier. Que j'ai fait tant de concessions. Que ces cris, ces pleurs, ne sont rien à côté de ce que je me suis tue, rien par
rapport à ces quantités infinies de soufffrances muettes, rentrées, pour le satisfaire, pour "arranger les choses".
Je me suis revue, moi aussi, avec cette attitude de martyre. Stupide et pathétique masochisme de qui n'accepte pas d'être quittée alors qu'elle avait toutes les raisons de le faire, de ne pas avoir
été la première. Un reste de pseudo fierté qui ne se dit pas. Vile, drapée dans une fausse bonté, de joue tendue bien chétienne, de ton sans acrimonie "pour comprendre". Je me suis reconnue
dans cette fausse grandeur d'âme crasse, cette démonstration de souffrance dégoulinante, impudique et culpabilisatrice. Il y a toujours quelque chose de sincère dans cette comédie, parce que
qu'on se la joue à soi-même pour se cacher sa propre laideur.
Vendredi 10 août 2007
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Miss Cynik au pays des moules...
...sacrées
Publié dans : Pensées du jour
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keskilluidiz?