Miss Cynik,kiksé?

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  • : Miss Cynik est née sur le blog de Dadarno. J'ai décidé de lui donner un peu plus de corps, d'épaisseur. Miss Cynik a en commun avec Dadarno, un an en enfer, quelques engueulades, une escapade d'une après-midi en bord de mer...
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destination Guinée

Kansété?

Mai 2008
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Vendredi 29 février 2008
5h du mat'

Le muezzin vient d'appeler à la prière. Moins mugissant. Il a fait court. Des fois ça dure une heure.
Les chiens ont pris le relais pour peupler la nuit noire. Une meute sauvage. Hurlements de loups.
Un moustique tournoie au dessus de ma tête. Il cherche un cm2 pas aspergé de Buttix. Ça a l'air de marcher ce truc. Dissuasif. Juste ce soir. Plus d'aérosol. Peux pas durer.

2 heures que je suis de retour. Vol de nuit. Horaires impossibles. Paraît que ça leur coûte moins cher, à l'aéroport. Pas à nous en tous cas.

Pas été trop chiants à la douane. J'ai à peine ouvert mon sac. Passeport de service. Ils se méfient, on dirait. Les mêmes que ceux de l'ambassade. Motif de mon séjour? A moitié endormie, j'arrive encore à être surprise. Qu'est-ce qu'on peut faire ici, quand on n'est pas d'ici... Gagner du fric. Quoi d'autre, sinon... Visa de deux ans. Pas pour le tourisme. Doit y en avoir 3 par ans, des touristes. Ceux qui ont suivi le Guide du routard : "C'est encore un coin vierge, préservé de l'electricité jusque dans la capitale. Allez-y! Authenticité garantie! Pas encore trop de touristes!!". Y'a même pas de Guide du routard pour ce pays, en fait. C'est dire...
 
5h35
Le muezzin reprend du service. Je comprends rien à leurs horaires…
Juste que c’est vendredi. Alors double dose. Au moins.
 
Ne mugit plus. C’est plus la voix grave et monocorde. Grattant l’oreille. Atroce.
Là, un chant. Presque comme à Istanbul.
20 ou 30° de moins, de la lumière dans les rues, de la vie, des odeurs, et on s’y croirait presque…
publié dans : Noire Afrique
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Mardi 1 janvier 2008
J'ai reçu un mail. Heureusement, j'étais prévenue. 
Nous nous connaissons sans nous être jamais vues. Moi mieux qu'elle, je la connais par lui, je la devine sans lui, quoi de plus angoissant qu'un mystère. 
Un mail "pour comprendre". Dans un style théâtral. Posture de martyre. Qui s'avilit encore, en disant qu'elle s'avilit, immolée sur l'autel de la femme trompée, implorant celle par qui le malheur s'abat sur elle. Trompée avec une jeunesse, vingt ans dans la vue, trente kilos de moins, et le reste...
Me retrouve dans le rôle de la parfaite salope. La voleuse de mari. 
Oubliées les années où on se croise sans plus se voir ni se toucher. Oubliées les diputes, les rencoeurs, la séparation "pour motif de travail"... 
D'un côté la mère courage, de l'autre la petite pute.

Je me suis dit "mais comment peut-elle faire ça? m'écrire à moi, me tutoyer comme sa fille, sa copine, sa collègue, moi qu'elle n'a jamais vue? me mettre dans son linge sale"
Je me suis demandé si j'aurais pu faire ça, moi. J'ai pensé que non. 
Et puis j'ai pensé à un acte, dénué de tout autant de sens, bien similaire. Une autre époque, d'autres acteurs, un autre rôle pour moi. Pour se raccrocher, à lui, qui fuit, à ce qui traine, à ce qui reste encore accroché à lui, et qu'on essaie de saisir "pour comprendre". Un mail. Idiot. post-rupture. A une de ses ex devenue meilleure amie. La sienne. Parce que moi, elle ne m'aimait pas beaucoup. C'est même le parfait exemple de la litote. Je voulais la voir, boire un café. Comprendre. Garder un contact peut-être à travers elle. 

Parce que bien sûr tout n'est qu'un malentendu. Surtout quand l'autre prend les devants. Quand tout semble brutal. Obliées là aussi les portes qui claquent, les cris, les insomnies avec envie de le frapper lui qui ose dormir là à 10 cm, les angoisses avant chaque visites, les angoisses pendant chaque séjours, les pleurs... Rien que des malentendus. Il ne VEUT pas comprendre. Il m'abandonne alors que j'ai tout fait pour lui. Que j'ai été prête à tout lui sacrifier. Que j'ai fait tant de concessions. Que ces cris, ces pleurs, ne sont rien à côté de ce que je me suis tue, rien par rapport à ces quantités infinies de soufffrances muettes, rentrées, pour le satisfaire, pour "arranger les choses".

Je me suis revue, moi aussi, avec cette attitude de martyre. Stupide et pathétique masochisme de qui n'accepte pas d'être quittée alors qu'elle avait toutes les raisons de le faire, de ne pas avoir été la première. Un reste de pseudo fierté qui ne se dit pas. Vile, drapée dans une fausse bonté, de joue tendue bien chétienne, de ton sans acrimonie "pour comprendre". Je me suis reconnue dans cette fausse grandeur d'âme crasse, cette démonstration de souffrance dégoulinante, impudique et culpabilisatrice. Il y a toujours quelque chose de sincère dans cette comédie, parce que qu'on se la joue à soi-même pour se cacher sa propre laideur.
publié dans : Je suis nulle en amour
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Vendredi 10 août 2007

Miss Cynik au pays des moules...

 

P1000671.JPG

...sacrées

publié dans : Pensées du jour
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Vendredi 10 août 2007
Miss Cynik au pays des wafels




bruxwaffels.JPG

Respectez notre magasin. Ne pas manger devant les vitrines S.V.P.
publié dans : Pensées du jour
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Jeudi 9 août 2007
... de l'administration, des politiques, de l'UNESCO ou que sais-je...

harranvill.JPG

Ce qui frappe d'abord, dans cet est turc, c'est la richesse historique.

Ce qui frappe ensuite, c'est l'abandon de cette richesse.

Partout dans l'est les habitants se plaignent de la désertion des touristes alors qu'il y a tant à voir, monastères, châteaux, habitats étranges, mosquées... Avant il y en avait plus. Il est vrai que nous n'en croisons pas beaucoup. La plus grande concentration que nous ayons vus se trouve à Urfa, mais ce sont des touristes un peu particuliers, ce sont des pèlerins au nombre desquels on trouvent de nombreuses femmes toutes de noir vêtues, voilées. De celles qui font peur aux Occidentaux. Les locaux s'empressent donc de nous rassurer, ces femmes ne sont pas turques, elles sont iraniennes.

Harran se trouve à une cinquantaine de kilomètres de la ville d'Urfa. A voir le désert qui sépare la seule porte qui ait résisté au temps du village qui porte désormais ce nom, on a peine à se figurer la cité prospère, centre culturel, religieux et commercial, sur la route de la soie quelle fut il y a quelques siècles, au dire de notre ami guide qui nous accompagne. Et pourtant il y a une espèce de tour de l'université islamique dont il ne reste plus que le tiers (paraît-il. Je doute qu'elle ait pu être aussi haute) et de laquelle on observait les étoiles. Des pierres et des briques de même couleur témoignent des bâtiments qu'il y a eu là. Mais nombre d'entre elles auraient pallié la pénurie d'arbres (et ça on a pas de peine à le croire) en pourvoyant à la construction de maisons aux toits coniques "en forme de ruches" (qu'on ne retrouve, paraît-il, que je ne sais pù en Italie) , préservant des rigueurs du climat. Fraîcheur l'été, chaleur l'hiver garanties! Enfin... toutes relatives, bien sûr.

harranuniv2.JPG

Nous visitons une espèce de maison témoin de maison-ruche, à l'entrée du village, et c'est vrai qu'elle a de l'allure, et que la fraîcheur y règne étonnamment à l'intérieur, sans le secours de la climatisation, nous précise notre hôte. Vit-il des quelques boissons vendues aux quelques minibus de touristes qui passent par là? Difficile à imaginer. La seule valorisation du patrimoine, ici, c'est ce havre de paix, où nous sirotons un thé (après nous être jeté sur une bouteille d'eau!), et elle apparemment privée... 

harranlavabo.JPGharranint.JPG

Harran est antique. Elle aurait hébergé Abraham.

Pour plus de précision, je vous renvois à cette page qui présente brièvement l'histoire de la cité :
http://www.guide-martine.com/fra/southeastern4.asp














Toujours est-il que, même s'il ne reste plus grand-chose de sa splendeur, ses restes auraient mérité de ne pas être en pâture aux indélicats et aux ordures... Ce qui reste du château me fascine. Je n'avais encore jamais vu une telle tour, large, avec cette autre tour comme un pivot au centre de celle-ci. A l'intérieur, l'architecture laisse apparaître les traces des occupants successifs aux différentes cultures. Un enfant nous suit dans notre visite, nous sommes les seuls à pénétrer dans les différentes salles de cette ruine. L'enfant voudrait bien nous vendre une de ces espèces de mobile de pois chiches encore verts qui semblent être une décoration locale. Il observe notre visite avec intérêt et quand il comprend qu'on nous donne l'explication d'un trou dans le sol, il nous fait la démonstration que c'est bien un puits en y balançant tout ce qui se trouve à sa portée...

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publié dans : türkçe biliorsunuz?
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